Comment parler de la mort à ses enfants ?

octobre 29th, 2017 by admin

Aborder la question du décès à un enfant en bas âge possédant encore une personnalité assez fragile s’avère toujours délicat. Un animal mort ou la perte d’un proche, il faudra le ménager de façon à ce que le traumatisme ne soit pas trop important au risque de l’affecter pendant toute sa vie.

Aborder la mort avec des termes simples

Évoquer la mort, c’est parler de la fin. Que ce soit pour la disparition d’un animal domestique ou d’un proche parent, la portée reste toujours la même : le défunt ne sera plus là. Cependant, la difficulté d’en parler avec les enfants réside dans le fait que l’abandon est l’une des principales craintes qui les tenaillent.

En tenant en compte ce principal facteur, l’approche de Marcel Rufo se base essentiellement sur une explication claire fournie aux enfants. L’usage d’une quelconque métaphore est à bannir pour éviter toute confusion qui pourra générer des angoisses chez les plus petits. Pour Michaël Larrar, l’idée avoisine cette approche. Sur la base des questions posées par l’enfant, l’adulte devra répondre de manière simple sans lui faire un discours long et élaboré.

Le rôle des parents n’est pas à minimiser quand on aborde la question de la mort. En effet, ce sont les personnes qui connaissent au mieux le profil psychologique de l’enfant. Il leur appartient de trouver l’angle d’approche et le niveau d’explication à fournir. Dans certains cas, le recours à la religion s’avère bénéfique, à condition que la famille soit croyante et que l’enfant ait été initié préalablement aux valeurs de la foi.

Qui doit annoncer la mort aux enfants ?

Il est toujours préférable que ce soit la personne la plus proche de l’enfant qui lui annonce la mort de quelqu’un. Dans le cas d’un parent qui décède, il faudra opter pour celui ou celle envers qui l’enfant voue une totale confiance. Au moment d’aborder le sujet, les pédopsychiatres insistent sur l’usage de mots vrais. Dire que la personne est partie ou qu’elle soit en train de dormir peut conduire à des situations d’attente interminable ou une angoisse au coucher.

Dans la plupart des cas, l’avis d’un psychiatre s’avère nécessaire pour mieux accompagner cette phase plus incompréhensible que douloureuse pour les enfants. De cette manière, leurs angoisses et leurs craintes pourront être mieux définies surtout s’ils se renferment sur eux-mêmes ; des cas assez fréquents lors de la perte d’un parent.

Les enfants doivent-ils participer aux services funéraires ?

Les pédopsychiatres sont d’avis que voir la mort peut aider l’enfant à accepter la situation et à mieux réaliser son deuil. Cependant, cela ne se fera que sous deux conditions. Sur un prime abord, l’apparence du défunt doit rester quasi similaire à celle de son vivant. Ensuite, l’enfant doit impérativement vouloir regarder et accompagner par un adulte, et non inviter ou forcer à le faire.

Pour rendre la phase moins douloureuse, les proches peuvent proposer aux enfants d’écrire des lettres, de faire des dessins ou de donner un objet au défunt. Cela les aidera à faire plus vite leur deuil et réduira la sensation d’abandon dans la mesure où ils sentiront que quelque chose venant d’eux accompagnera le défunt qui ne les oubliera jamais.

Après l’enterrement, il est impératif que l’enfant se sente entouré et aimé. Certains parents conduisent régulièrement les enfants au cimetière pour voir le monument funéraire du défunt, un fait qui les aide à rendre l’absence moins douloureuse.

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